Pourquoi passer ses journées devant une console ? - Alphonse

Partout, ils poussent comme des petits pains… Vous avez une petite idée de ce dont on parle ? Les jeux vidéo, pardi. Et les joueurs de jeux vidéo, par la même occasion. Comment ces derniers peuvent-ils y passer des heures sans avoir les yeux qui saignent et le cœur qui palpite ? Pour le comprendre, on est allé à la Paris Games Week en compagnie de Christine, l’une de nos lectrices, et on y a rencontré quelques joyeux lurons.

Publié en mai 2020
Par Manon Beurlion Manon Beurlion

mai 2020

Manon Beurlion

Manon Beurlion

Rédactrice

Jeux video

Des petits comme des grands

Cela ne vous aura pas échappé : dans les salles d’attente, dans les trains ou dans la chambre de vos enfants ou (petits-)enfants, on joue dans tous les coins. À la Paris Games Week, salon annuel dédié aux jeux vidéo, c’est un peu comme si tout ce petit monde s’était réuni. Et la première chose que l’on remarque en les voyant tous ensemble, c’est la variété des styles et des profils. En fait, il existe autant de “gamers” (ndlr joueurs) qu’il existe de jeux vidéo. Petits ou grands, chacun s’émerveille devant son jeu préféré.

Joueurs en Cosplay.

Pas si violent, Roland

“On disait aussi que le cinéma était violent il y a quelques années, c’est pour tous les médias pareil en fait”, raconte Sara, exposante au salon. Et pour appuyer ses dires, elle présente l’un des jeux vidéo phares du moment. Plague of Tale, un jeu d’aventure qui se passe en plein cœur de la peste noire du XIVe siècle. Ici, ce n’est pas la violence qui est prônée, mais plutôt les énigmes et les stratagèmes que le/la joueur(euse) doit résoudre pour avancer. Et s’il y a de la violence, elle n’est pas gratuite, mais mise au service de l’histoire  – une histoire ficelée qui permet d’apprendre un tas de choses –. Pour Sara, le jeu vidéo est

« la méthode ultime pour raconter une histoire interactive : il mêle à la fois l’intrigue, l’art et la musique »
Christine en train de photographier des figurines de jeux vidéo.

Un moyen d’apprendre

Le jeu vidéo a fait un pas de géant depuis sa création. Aujourd’hui, le/la joueur(euse) est plongé dans des mondes virtuels on ne peut plus réalistes. “C’est assez saisissant à vrai dire, on s’y croirait” s’étonne Christine entre deux stands. Mais il n’y a pas que de la poudre aux yeux. Si pour certains il permet de s’évader, pour d’autres il permet d’apprendre. Comme avec Prisme 7, une création du Centre Pompidou où l’on incarne un petit organisme qui évolue au fil de la découverte des œuvres majeures du célèbre musée d’art moderne. Une manière ludique d’apprendre ? Ce n’est pas Christine qui dira le contraire :

« Le jeu éduque la mémoire et la rapidité. »

Pas si réticente, alors ? En tout cas, pour le psychiatre Serge Tisseron, les jeux vidéo “sollicitent l’attention et la concentration de manière très forte, car ils sont fondés sur une interaction permanente qui ne supporte pas le vagabondage de la pensée”.

Christine en train de jouer au jeu du Centre Pompidou, Prisme 7.

Des lunettes sur le monde

Et si la création est une forme d’ouverture au monde, ce que l’on appelle “la culture geek” l’est tout autant. Pour le joueur/la joueuse, elle lui donne par exemple l’occasion de découvrir de nouveaux horizons comme la culture nippone, par les costumes (appelés “cosplay”) ou encore par la nourriture. À la Paris Games Week, les “onigiris” (boulettes de riz accompagnées de boeuf ou de saumon entourées d’algues comestibles) et “ramens” (mets japonais) parfument les allées. De la librairie alimentée des romans inspirés par les jeux vidéo à la galerie d’art où les dessinateurs donnent vie d’un coup de crayon aux héros fantastiques, le jeu vidéo dépasse alors largement la console…

Pour aller plus loin

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